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Journal Hebdomadaire CPME78 - 23 au 29 Avril 2022

Dernière mise à jour : 9 mai



1 - La dépense publique a augmenté de 3,8 points en France entre 2019 et 2021, à 59,2 % du PIB


2 - Le moral des ménages baisse de 2 points en avril à 88 points


3 - Les embauches de cadres prévus s’établissent à 282 000 en 2022, soit 5 % de plus qu’en 2021


4 - Le nombre de personnes sans activité est de 3,2 millions au 1er trimestre, en baisse de 5 %


5 - Le soutien total au secteur aéronautique en France s’élèverait à 20 Md€


6 - Les ventes de Renault ont baissé de 17 % au T1 2022 par rapport au T1 2021


7 - Le FMI estime que la diversification des fournisseurs est plus efficace que les relocalisations


8 - Le CDG Express pourrait être inauguré en 2026


9 - 560 catastrophes naturelles par an pourraient avoir lieu à partir de 2030


10 - Les dépenses militaires mondiales dépassent 2 000 Md$


11 - L’impact du Brexit pourrait représenter une baisse de 15 % du commerce extérieur britannique


12 - Elon Musk souhaite racheter Twitter pour 44 Md$



Économie & Statistiques


1- La dépense publique a augmenté de 3,8 points en France entre 2019 et 2021, à 59,2 % du PIB Selon Eurostat, la France serait le 1er pays de la zone euro en termes de dépenses publique par rapport au PIB. La France n’est toutefois pas le pays ayant vu ses dépenses le plus s’accroître durant la crise. Avec 10,7 % d’augmentation des dépenses entre 2019 et 2021, elle se situe même en-deçà de la moyenne de la zone euro (14,5 %). L’Allemagne est à 16,8 % de dépenses publiques en plus sur la période. Cependant, le déficit français est toujours extrêmement élevé. A 6,5 %, il est le sixième de la zone euro. La dette se situe également à un niveau élevé (112,9 % du PIB fin 2021, + 15,5 points sur la période vs 95,6 % du PIB pour la moyenne de la zone euro et + 11,8 points). Les discussions pour la réforme du pacte de stabilité et de croissance pourraient aboutir avant l’été.



2 - Le moral des ménages baisse de 2 points en avril à 88 points

Son niveau est similaire à celui qui avait été atteint lors du mouvement des gilets jaunes ou du premier confinement de 2020. Cette baisse de leur moral est liée à l’inflation qui a atteint son plus haut niveau depuis les années 80, à 4,5 % en glissement annuel en mars, et cette situation pèse sur la consommation des ménages. L’indicateur d’opportunité de faire des achats baisse de 9 points en avril, après une baisse de 5 points en mars.



3 - Les embauches de cadres prévus s’établissent à 282 000 en 2022, soit 5 % de plus qu’en 2021 L’Apec prévoit que les recrutements retrouvent le niveau de 2019. Cependant, la crise en Ukraine semble freiner les recrutements pour cette année. Avant la guerre, l’Apec anticipait 290 000 recrutements. Ces prévisions à la baisse concernent prioritairement les grandes entreprises. 58 % des entreprises de plus de 250 salariés envisageaient de recruter au moins un cadre cette année en mars contre 67 % en décembre. L’industrie (-12 points en un trimestre et -14 % par rapport à 2019) est le secteur le plus touché par cette baisse des intentions de recrutement. Dans le même temps, huit entreprises sur dix anticipaient en mars des difficultés de recrutement pour les trois prochains mois. 69 % des entreprises ont rencontré des difficultés à recruter des cadres sur le T1 2022 (+ 5 points par rapport au T4 2021).



4 - Le nombre de personnes sans activité est de à 3,2 millions au 1er trimestre, en baisse de 5 % Les chiffres trimestriels de Pôle emploi indiquent que les chômeurs de catégorie A ont baissé de 169 100 en un trimestre. Sur un an, la baisse atteint 16,5 % en France métropolitaine et elle est particulièrement marquée chez les moins de 25 ans (- 25,4 %). Les chômeurs de catégorie B ont en revanche augmenté de 2,2 % et ceux de catégorie C sont restés stable. Avec l’agrégation des trois catégories (A, B et C), le chômage selon les critères de Pôle emploi a baissé de 2,7 % sur le trimestre (- 152 000 chômeurs) et de 8,2 % en un an. Les chiffres mensuels indiquent toutefois un ralentissement de la baisse du chômage (-11 500 chômeurs de catégorie A en mars vs - 47 500 en janvier et -82 000 en janvier).



Entreprises


5 - Le soutien total au secteur aéronautique en France s’élèverait à 20 Md€

Les mesures de soutien générale s’établissent à 1,2 Md€ (dont le PGE pour 694 M€ et le chômage partiel 428 M€). Les mesures spécifiques de soutien atteignent 7,6 Md€ (soutien aux exportations, fonds d’investissement ciblés, crédits de recherche). Le plan spécifique de 10 Md€ accordé à Air France représente la moitié du soutien total au secteur. Le groupe pourrait bénéficier d’une nouvelle recapitalisation de 4 Md€ ce qui devrait encore augmenter ce montant. Le rapport de la Cour des comptes estime que ce plan a eu des résultats positifs, la production ayant baissé de 30 % en moyenne dans le secteur, mais l’emploi a reculé de seulement 4,1 % (6 745 ruptures de contrat sur 155 000 emplois directs du secteur). Ce soutien aurait également permis aux acteurs du secteur aéronautique de continuer à se moderniser. Le secteur de l’aéronautique prévoit de recruter 15 000 personnes en CDI en 2022.



6 - Les ventes de Renault ont baissé de 17 % au T1 2022 par rapport au T1 2021

Les chiffres en volume sont passés de 665 000 véhicules vendus à 552 000. Dans le même temps, le chiffre d’affaires n’a baissé que de 2,7 %, à 9,7 Md€ sur le T1 2022. Ce résultat est lié à l’effet conjugué d’une augmentation des marges en se concentrant sur les véhicules haut de gamme, et à la pénurie de composants. La perte de production pourrait s’élever à 300 000 véhicules en 2022 après 500 000 en 2021. L’entreprise indique que les carnets de commandes n’ont toutefois pas été aussi remplis depuis 15 ans (3,9 mois de ventes d’avance).



Attractivité & Tourisme


7 - Le FMI estime que la diversification des fournisseurs est plus efficace que les relocalisations

Le chef-économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas, dans les dernières prévisions économiques de l’institution, indique que les politiques de réindustrialisation seraient contre-productives. Elles ne permettraient pas de réduire les ruptures d’approvisionnement. Il estime que des événements imprévus comme une cyberattaque, une catastrophe climatique ou une guerre, pénaliseront les états ayant décidé de relocaliser. Le FMI recommande de diversifier les pays fournisseurs pour limiter les risques, de substituer certains composants et de réduire le nombre de puces intégrées notamment dans les voitures.



8 - Le CDG Express pourrait être inauguré en 2026

La Cour administrative d’appel de Paris a validé la poursuite du chantier qui doit relier la gare de l’Est et l’aéroport de Roissy en 20 minutes. L’intérêt public majeur du chantier permet de déroger aux dispositions du code de l’environnement relatives à la protection des espèces animales. L’arrêté préfectoral avait été attaqué par a commune de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où vivent des espèces protégées. La précédente échéance pour Paris 2024 a été abandonnée.



International


9 - 560 catastrophes naturelles par an pourraient avoir lieu à partir de 2030

Le rapport publié par l’ONU alerte sur ce phénomène en augmentation exponentielle (90 à 100 catastrophes par an entre 1970 et 2000, et 350 à 500 entre 2001 et 2015). Cette augmentation des catastrophes se matérialisera notamment par un triplement des vagues de chaleur en 2030 par rapport à 2001 et 30 % de sécheresses supplémentaires. Les catastrophes représentaient en moyenne un coût de 170 Md$ dans les années 2010 pour 70 Md$ dans les années 90. D’ici 2030, 132 millions de personnes pourraient tomber dans la pauvreté, et 216 millions de personnes pourraient être déplacées en 2050 du fait des catastrophes naturelles.



10 - Les dépenses militaires mondiales dépassent 2 000 Md$

Selon le rapport annuel du think tank Sipri, avec un montant total de 2 113 Md$, les dépenses militaires ont cru de 6,1 % sur un an et représentent 2,2 % du PIB mondial. Le rapport affirme que les pays se réarment, dans le contexte du regain de tensions régionales (Chine, Corée, Russie-Ukraine). Le réarmement est principalement technologique. L’augmentation du budget R&D des Etats-Unis a progressé de 24 % entre 2012 et 2021. Les Etats-Unis restent la première puissance militaire mondiale (800Md$ de dépenses), devant la Chine (293 Md$). Viennent ensuite le Royaume-Uni (68,3 Md$, +11,1 % sur un an) et la Russie (65,9 Md$). La France, aidée par la loi de programmation militaire (295 Md€ entre 2019 et 2025), gagne deux rangs et s’installe à la 6ème place (56,6 Md$).



11 - L’impact du Brexit pourrait représenter une baisse de 15 % du commerce extérieur britannique

Les coûts réglementaires du Brexit concernent particulièrement les petites entreprises britanniques, qui exporteraient donc moins vers l’UE. Ces coûts sont tellement élevés (emplois de juristes, procédures administratives, coûts de certificats pour certains produits) que certaines décident de stopper leur exportation vers l’UE. Les chiffres de l’exportation vers l’UE présentent un décrochage clair pour la première fois en 2021. Les importations chutent également, certaines entreprises européennes estimant que le coût d’exportation vers le Royaume-Uni est trop important, et parce que les entreprises britanniques décident de trouver d’autres fournisseurs moins chers. Le think tank Changing Europe estime que le Brexit a augmenté les prix de l’alimentation de 6 %.



12 - Elon Musk souhaite racheter Twitter pour 44 Md$

L’entrepreneur a reçu l’accord du conseil d’administration du réseau social au prix de 54,20$ par action. Le montant de la transaction sera payé à l’aide de prêts pour 23 Md€ et de 21 Md€ en fonds propres. En 2021, le réseau social a réalisé 5 Md$ de chiffre d’affaires, mais peine à être rentable. Elon Musk a déclaré que ce rachat « n’est pas un moyen de faire de l’argent », il souhaiterait davantage de liberté d’expression sur le réseau social.