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Journal Hebdomadaire CPME78 - du 18 au 24 Juin



1 - La dette publique de la France s’établit à 114,5 % du PIB au T1 2022


2 - La croissance française est de 2,3 % en 2022 dans le scénario « central » de la Banque de France


3 - Le nombre de demandeurs d’emplois diminue de 2,4 % en un trimestre en Île-de-France


4 - 10 Md€ seraient nécessaires pour assurer la pérennité des réseaux de fibre optique


5 - L’indice de l’activité globale en France a chuté de 4 points en juin, son plus bas en 5 mois


6 - Le déficit commercial européen s’élève à 21 Md€ en moyenne sur les 4 premiers mois de l’année


7 - L’indice des directeurs d’achats dans la zone euro a baissé de 3 points en juin, à 52 points


8 - L’Europe aurait importé pour 60 Md€ d’hydrocarbures russes depuis 3 mois


9 - La Chine a franchi la barre des 150 Md$ de puces vendues en 2021


10 - Le transport aérien mondial devrait perdre 9,7 Md€ en 2022, avant de redevenir rentable en 2023



1 - La dette publique de la France s’établit à 114,5 % du PIB au T1 2022

Selon l’Insee, la dette sur 3 mois augmente de 88,8 Md€. La dette était à 112,5 % du PIB, soit 2 813 Md€ au T4 2021. Pour la première fois, la dette française dépasse les 2 900 milliards d’euros de dette (2 901,8 Md€) et s’approche du cap symbolique des 3 000 Md€. Les administrations locales et les administrations centrales voient leur dette baisser, alors que l’Etat et les administrations de sécurité sociale voient leur dette augmenter. L’augmentation de la dette serait en partie liée à la pandémie Covid, le poids de la dette est passé de 97,4 % fin 2019 à 117,4 % début 2021. La Banque de France estime que la dette devrait se stabiliser autour de 112 % en 2022 avant de baisser à 109 % en 2024.

2 - La croissance française est de 2,3 % en 2022 dans le scénario « central » de la Banque de France

Ce scénario prévisionnel est bien moins optimiste que celui publié mi-mars, qui prévoyait une hausse de PIB à 3,4 % pour le scénario « central ». Cet ajustement tient à l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières, et le ralentissement de la demande des pays partenaires de la France. La guerre en Ukraine pourrait coûter 2 points de PIB sur 2022-2024. Conséquence directe de l’augmentation des prix, le pouvoir d’achat par habitant reculerait de 1 % en 2022 après avoir augmenté de 2 % en 2021. Le chômage continuerait de baisser, à 7,4 % en 2022. Selon le scénario dégradé, avec un arrêt des importations européennes de pétrole et de gaz russes au 3ème trimestre et des tensions sur les prix d’hydrocarbures, le PIB augmenterait de 1,5 % en 2022 puis baisserait de 1,3 % en 2023.

3 - Le nombre de demandeurs d’emplois diminue de 2,4 % en un trimestre en Île-de-France

Selon les tendances franciliennes de la Banque de France, le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) en Île-de-France s’établit à 972 910 au premier trimestre 2022, soit en baisse de 8 % sur un an. En France métropolitaine, leur nombre baisse de 2,8 % sur le trimestre et 8,4 % sur un an. Les difficultés d’approvisionnement (61 % des entreprises industrielles et 55 % dans le bâtiment) et de recrutement (55 % des entreprises) perdurent pour les entreprises françaises. Le taux des capacités de production de mai est lui supérieur en Île-de-France (83,9 %) qu’en France (79,3 %), dépassant sa moyenne de longue période de 80 %. Le nombre de dossier de surendettement des ménages a baissé de 23,3 % entre mai 2021 et avril 2022.



4 - 10 Md€ seraient nécessaires pour assurer la pérennité des réseaux de fibre optique

Un rapport publié par InfraNum (fédération des professionnels de la fibre optique) et la Banque des Territoires estime que 10 Md€ permettraient d’enfouir la moitié du réseau de câbles aériens et renforcer la sécurité des sites, face aux actes de vandalisme et aux aléas climatiques. InfraNum recommande un Grenelle de la résilience pour établir une feuille de route nationale. Cet investissement permettrait la création de 7 000 emplois. Le plan fibre a déjà coûté 20 Md€ depuis son lancement en 2013.



5 - L’indice de l’activité globale en France a chuté de 4 points en juin, son plus bas en 5 mois

L’indice publié par S&P se situe à 52,8 points contre 57 en mai. Malgré une activité toujours en expansion (indice supérieur à 50), l’indice de la production se situe à 45,7 (- 4,3 points sur un mois), ce qui signifie que la production recule. Les constructeurs automobiles font par exemple toujours face à une pénurie de semi-conducteurs. Le climat des affaires chute de 2 points, à 104 points en juin.

6 - Le déficit commercial européen s’élève à 21 Md€ en moyenne sur les 4 premiers mois de l’année – En 2019, l’excédent mensuel moyen atteignait 18,6 Md€, soit une différence de 39,6 Md€ entre 2019 et 2022. Ce déficit a tendance à se creuser, avec un déficit de 32 Md€ en avril. Les importations de la zone euro ont augmenté de 37 % quand les exportations ont progressé de 16 % sur la période. Le commerce extérieur est principalement dégradé du fait du prix de l’énergie et du recul des ventes automobile. Les importations européennes en provenance de la Chine ont par exemple progressé de 65 % sur la période quand les exportations de l’UE vers la Chine n’ont progressé que de 10 %.

7 - L’indice des directeurs d’achats dans la zone euro a baissé de 3 points en juin, à 52 points – Le niveau d’activité dans le secteur manufacturier n’avait pas connu un point aussi bas depuis septembre 2020, après un plancher de 34 points lors du premier confinement en mars 2020. Le ralentissement de la croissance en juin a été le plus fort depuis juin 2008 (hors périodes de confinement, et ’inflation, à 8,1 % en mai dans la zone euro, crée une baisse de pouvoir d’achat. Les entreprises font également face à des taux d’intérêt élevé, ce qui ne favorise pas l’investissement.



8 - L’Europe aurait importé pour 60 Md€ d’hydrocarbures russes depuis 3 mois

Selon le think tank Center for Research on Energy and Clean Air, entre le 24 février et le 3 juin, l’UE aurait importé 61 % des exportations russes (93 Md€ d’exportations au total pour la Russie, soit 57 Md€ pour l’UE). Les baisses des importations ont en effet été absorbées par la hausse des prix. Si l’on compare les exportations d’hydrocarbures russes (pétrole, gaz, GNL et charbon) du mois de mai 2022 par rapport au mois de mai 2021, la Russie a augmenté ses recettes quotidiennes de 40 % (630 M€ quotidiennement en mai 2021 vs 880 M€ en mai 2022). Le classement des acheteurs a été modifié, la Chine passant devant l’Allemagne. L’Inde achèterait le pétrole russe pour le raffiner et en vendre une partie aux pays occidentaux, sous forme de carburant. La France a augmenté ses importations de GNL russe (1er pays importateur).

9 - La Chine a franchi la barre des 150 Md$ de puces vendues en 2021

Ce chiffre représente une progression de 18 % par rapport à 2020, après une progression de 30 % l’année précédente. La Chine a doublé sa part dans la production mondiale, pour atteindre 9 %, juste derrière le Japon et l’UE (10 %). Si le taux de croissance annuel de la production continue à ce rythme, la Chine représentera 18 % du marché en 2024, juste derrière les Etats-Unis et la Corée du Sud. Cette progression aurait été favorisée par la décision de Donald Trump de couper les entreprises chinoises de leurs fournisseurs de puces américains. Si certaines entreprises en ont pâti, comme Huawei sur le marché européen, l’industrie chinoise est en voie de réorganisation. Ainsi, Huawei va investir 5 Md$ en 2022 dans 3 nouvelles usines de fabrication de puces (en plus des 6 existantes). En 2021, 26 Md$ ont été investis dans 28 nouvelles usines de puces en Chine.

10 - Le transport aérien mondial devrait perdre 9,7 Md€ en 2022, avant de redevenir rentable en 2023

L’Association du transport aérien international (IATA) estime que l’augmentation du PIB estimée à 3,4 % pour 2022, tout comme la levée progressive des sanctions COVID, devraient permettre une hausse du trafic aérien (2,19 millions de passagers en 2021 vs 3,78 millions en 2022). Le revenu des compagnies aériennes pourrait progresser de 65 % entre 2021 et 2022 (506 Md$ en 2021 vs 782 Md$ en 2022), pour revenir à un niveau quasiment équivalent à celui d’avant crise (838 Md$ en 2019). Le transport aérien a perdu 230 000 emplois ce qui devrait entraîner une progression des salaires (+7,9 % en un an). Les compagnies ont par ailleurs pris le tournant écologique avec 17 Md$ d’investissement dans les carburants durables. Toutefois, l’UE souhaite étendre le marché des quotas d’émission à tous les vols au départ de l’UE, l’IATA estime que cette décision pouvait mettre en danger les précédents accords concernant la décarbonation du secteur.



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